L’AG du SYFMER qui s’est tenue le 8 octobre lors du magnifique congrès de la SOFMER à Strasbourg a renouvelé le comité directeur en l’élargissant à quelques nouveaux venus dont Brice Lavrard et Tarek Khaled.  

L’actualité est dominée par le PLFSS 2026. Ce dernier pourrait se résumer ainsi : « la chasse aux boucs émissaires et ouverte. » Médecins et patients sont jetés en pâture à l’opinion par ceux qui ont été incapable de gérer l’offre et le financement des soins avec un pilotage adapté à notre système de santé. Le terme insultant de « rentes », d’ailleurs jamais défini, est utilisé dans un article du PLFSS. Tous les secteurs sont menacés et l’accès à la MPR sera sous financé, en établissement comme en exercice libéral.  

Au-delà, ce que nous devons dénoncer en MPR, c’est bien la menace sur la protection sociale solidaire, c’est la préférence pour l’inégalité des soins, pour le renoncement aux soins lié aux restes à charge croissants, au nom de la nébuleuse notion de responsabilisation du patient. Mais qui ne voit que cette idéologie à courte vue pénalise en priorité les plus pauvres et les moins productifs dont les personnes à risque de situations de handicap quel que soit leur âge. C’est une rationalisation du rationnement à géométrie variable de l’offre de soins. C’est aussi la destruction du cadre conventionnel et la poursuite du découpage de la sécurité sociale par tranches de salami.  

Nous croyons utile de vous transmettre ci-dessous quelques analyses  syndicales pertinentes avec en texte intégral un communiqué du CNOM.  

80 ans de la Sécurité sociale : de la solidarité fondatrice à la logique punitive

 Par Patrick Gasser, Président d’Avenir Spé, le 24 octobre 2025

Texte intégral : cliquer ici

 Les Rencontres de la Médecine Spécialisée 2025 Les 13, 14 et 15 novembre à La Baule

 

PLFSS 2026 : la CSMF dit STOP à l’asphyxie de la médecine libérale !

La CSMF tire la sonnette d’alarme : l’heure est grave pour la médecine libérale et pour tout notre système de santé.


Communiqué de Presse CNOM : PLFSS 2026 : Au-delà des chiffres, la confiance entre patients, médecins et République est remise en causeParis, le 22 octobre 2025


Le Conseil national de l’Ordre des médecins alerte solennellement :

Le Projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2026 ne représente pas seulement une tentative de dérive gestionnaire, il marque un tournant alarmant pour l’équilibre du système de santé français, fondé sur la confiance entre les patients-citoyens, leurs médecins et les institutions de la République.  

L’intérêt du patient est relégué derrière la logique financière. Ce texte, conçu dans l’urgence, place la maîtrise comptable au-dessus de la mission première du soin. La dignité du patient, le respect de ses choix, sa singularité et sa vulnérabilité semblent absents des décisions. Le citoyen-patient est réduit à un « coût » ou à une variable d’ajustement budgétaire, il n’est plus au cœur de la politique de santé.  

De plus, le rôle du médecin, de tous exercices (hospitalier, salarié et libéral) et de toutes spécialités, dans la République est remis en question. Ce PLFSS ne se contente pas d’encadrer la dépense : il questionne la place même du médecin dans la société. Liberté de prescription, indépendance professionnelle, autonomie du diagnostic et de la décision, responsabilité clinique : ces fondements de l’exercice médical, garants d’un soin adapté à chaque patient, sont affaiblis.

Le Conseil national de l’Ordre des médecins rappelle que le système de santé repose sur un équilibre subtil : solidarité nationale, confiance mutuelle, responsabilité médicale et accès équitable aux soins. Or, la soudaineté des annonces, leur caractère unilatéral et la violence ressentie des mesures introduites (contrôles renforcés, sanctions, suspicion généralisée) rompent ce pacte implicite de respect et de loyauté. Ainsi, le lien de confiance indispensable entre tous les acteurs est brutalement fragilisé, alors que ce lien est la colonne vertébrale de la relation entre le médecin, le patient et la République. En imposant des mesures coercitives, sans vision à long terme ni concertation, l’État rompt cet équilibre et expose notre Nation à un risque de fracture sanitaire et sociale

  Ce que demande le CNOM avec force et sans détour au nom des médecins et pour une garantie aux droits des patients :

– Recentrer le PLFSS sur l’intérêt des patients et la continuité de leur prise en charge.
– Suspendre les mesures coercitives imposées sans dialogue et qui rompent la confiance.
– Réaffirmer la place du médecin comme acteur de la République, non comme simple exécutant administratif.
– Rétablir un cadre d’équilibre entre responsabilité médicale, financement durable et solidarité nationale.

La santé n’est ni une simple dépense, ni une ligne comptable, c’est un investissement essentiel pour la société.  

En oubliant que la santé est un pilier de notre République, le PLFSS 2026 met en danger non seulement la qualité et la sécurité des soins, mais aussi le pacte de confiance sociétal.  

Le Conseil national de l’Ordre des médecins appelle à une consultation élargie et se tient prêt à contribuer à une réforme ambitieuse, respectueuse des patients comme des médecins.  

Contact presse : presse@cn.medecin.fr


 

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