Risques psychosociaux

/Risques psychosociaux
Risques psychosociaux2019-02-19T04:59:02+02:00

​​« Toute vérité franchit trois étapes. D’abord, elle est ridiculisée. Ensuite elle subit une forte opposition. Puis, elle est considérée comme ayant été une évidence. » Arthur Schopenhauer

« Bien sûr qu’il y a des gens qui vont mal et que le travail joue un rôle majeur dans ce malaise. Sauf qu’on utilise le psychologue pour faire du contrôle social, pour adapter les humains à des contextes hostiles ! » ​Souffrance au travail : oubliez le psychologue !

​« il n’y a rien à attendre de la fréquentation des pervers narcissiques, on peut seulement espérer s’en sortir indemne » Paul Claude Racamier

La qualité de vie au travail des médecins salariés ou libéraux est de plus en plus souvent altérée, tout comme celle des autres professionnels de santé, par les nouvelles pratiques managériales et les injonctions paradoxales qui en résultent. Nous pouvons tous être confrontés un jour ou l’autre à la question des risques psychosociaux au travail. L’analyse des RPS oscille entre une psychologisation extrême qui personnalise la difficulté d’adaptation à un contexte de travail en méconnaissant les facteurs organisationnels et managériaux liés aux politiques de santé ou à l’inverse la mise en avant systématique des déterminants économiques, sociaux et politiques au risque de ne pas repérer des situations nécessitant une approche centrée sur la personne ou l’encadrement de véritables pervers narcissiques, dont on peut difficilement nier qu’ils existent.
 
« À l’individualisation du risque maladie fait écho celle du risque santé (note personnelle : cela s’applique autant à la « santé au travail »). Le renforcement de l’administration de la santé publique française depuis vingt ans n’a pas empêché la montée en puissance d’une lecture individualisante des problèmes de santé. L’épidémiologie sociale, qui s’alimente à la biostatistique et souvent aux sciences sociales, reste peu reconnue en regard de l’épidémiologie des facteurs de risque (riskfactorology) qui inspire l’épidémiologie dominante (Peretti-Wattel & Moatti 2009). La catégorie du risque, désormais au cœur des institutions de la santé publique française, est souvent entendue dans son acception individualisante : la génétique ou les comportements dits “à risque” sont plus incriminés que les milieux. Ces connaissances sous-tendent des politiques de normalisation et de moralisation de comportements “individuels” au lieu d’aménager les environnements (Buton 2008). Des campagnes d’information censées inciter les individus à abandonner leurs inclinations ou leurs valeurs culturelles –la santé publique moderne penche vers le culturalisme– prônent l’adoption rationnelle des modes de vie jugés plus “sains”.» Frédéric Pierru (Les recompositions paradoxales de l’État sanitaire français Transnationalisation, étatisation et individualisation des politiques de santé)
 
Quelques sources

Contre le harcèlement à l’hôpital, l’association Mégnien réclame des mesures prioritaires

Agir sur les risques psychosociaux des professionnels de santé. Madeleine Estryn-Behar

Perversions narcissiques et psychopathies : théories et concepts : maladie individuelle ou pathologie organisationnelle?
 
Faut-il brûler les outils de gestion ? Réflexionautour de l’entreprise libérée (1/2) Les constats de départ : nos entreprises fonctionnent mal  – 2/2
 

Les marginaux sécants ont changé de camp

Indicateurs de santé et de qualité de vie au travail

Sur les effets des politiques publiques sur la gouvernance et le management des systèmes de santé, lire: 

Maya BeauvalletHenry MintzbergFrédéric PierruNicolas BelorgeyChristian MorelFrançois DupuyBéatrice HibouValérie IslesDavid GiauqueVincent de GaulejacChristophe DejoursMichela Marzano

Pourquoi le management peut rendre fou, par Vincent de Gaulejac (Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement)

Contact SYFMER

SYFMER
79 rue de Tocqueville
75017 PARIS