UMESPE

Flash Info N°2 - 21 janvier 08

Sommaire

1.La défense des spécialités cliniques…

2. 2008 : l’année de l’hôpital ?...

3. Ou l’année des cliniques ?

4. Convention : des évolutions importantes…

5. 
Loi de Financement de la Sécurité Sociale : validée !

6. Le DMP relancé ?...

7. Cliniques : le cadeau de Noël ?

8. Les nouvelles de la HAS




Infos Brèves

Numerus clausus : 7300 en 2008

Après avoir connu un nombre d’étudiants très bas (3400 il y a quelques années) le numerus clausus est remonté progressivement. Reste à définir la répartition territoriale et par spécialité. A noter en 2007, qu’un étudiant en 3ème section sur deux opte pour la médecine générale. Les spécialités médicales restent les plus plébiscitées, suivies des spécialités chirurgicales, de l’anesthésie réanimation et de la pédiatrie. La santé publique et la médecine du travail arrivent en queue de peloton…

 

Activités des établissements de santé

En 2006, +2,6%, particulièrement pour l’hospitalisation en temps partiel (+4,8%). Mais l’activité diminue en chirurgie (-2,1%). A noter une DMS stable à 5,9 jours. En hospitalisation complète, il y a 4,5% de séjours en moins en clinique, mais 0,8% de séjours en plus à l’hôpital public, en chirurgie… Par contre, la tendance est inverse en chirurgie ambulatoire.

 

FMC EPP : le début ?

La simplification du circuit avec la suppression des Conseils Régionaux de FMC marque la volonté de débuter enfin l’obligation de FMC, peut être à partir du 1er janvier 2008. Mais le décret tarde à paraître…

 

Les endocrinologues à la peine…

Ils constatent une utilisation de la MCE trop restrictive et réclament donc un élargissement des conditions d’application. Afin de soutenir cette spécialité clinique pénalisée : une pétition est lancée…
Le mot du Président : La place des spécialités dans les Etats Généraux
Les Etats Généraux sont centrés sur l’accès aux soins primaires et donc la médecine générale. Le rôle de l’U.ME.SPE a été de rappeler constamment qu’un certain nombre de spécialistes interviennent au niveau des soins primaires et c’est ce que nous allons formaliser le 23 janvier prochain. Plus encore, il serait illusoire, dans le cadre de la prise en charge des soins, de ne pas déterminer le rôle important que les spécialistes ont en tant que consultants. Si en effet, tout le monde reconnaît, et nous l’avons fait dans la convention que viennent de signer MG France et la FMF, le rôle important du médecin traitant qui est, dans plus de 90 % des cas, un médecin généraliste, il est désormais fondamental de recentrer l’expertise et l’efficience des spécialistes cliniques notamment dans le cadre des pathologies chroniques. Le diabète en est un excellent exemple, à travers la politique de «manage care»  que veut développer Frédéric Van Roekeghem, c’est une meilleure prise en charge de la population diabétique mais c’est également l’occasion de redonner aux endocrinologues et internistes, leur rôle expertal et de le formaliser dans un contrat de prise en charge du patient. Le gouvernement a décidé de tout faire pour ramener MG France dans la convention, c’est fait. À nous de continuer notre combat pour faire reconnaître la place importante des spécialités cliniques dans la prise en charge de nos concitoyens.

Dr. J-F. REY


1. La défense des spécialités cliniques…
C’est l’axe principal et prioritaire de l’UMESPE pour l’année 2008, mais également pour les Etats Généraux de l’Organisation de la Santé (EGOS). Ces Etats Généraux ont fait suite au mouvement sur la démographie médicale et la liberté d’installation, mené par nos jeunes confrères. Ils aboutiront certainement à des propositions pour permettre un accès aux soins en premier recours facilité partout. L’UMESPE a fort judicieusement saisi l’occasion pour réaffirmer la place des spécialités cliniques dans le premier recours aux soins, dans certains domaines. Pour cela une contribution de l’UMESPE enrichira l’ensemble des débats et cette dimension devra être intégrée dans la nouvelle organisation régionale qui devrait voir le jour d’ici la fin de l’année, avec la naissance des Agences Régionales de la Santé, qui couvriront à la fois le secteur hospitalier mais également la médecine de ville. Il faudra être particulièrement vigilant pour maintenir cette originalité, d’une médecine spécialisée exerçant en proximité, et non exclusivement centralisée sur l’hôpital public, comme dans les modèles anglo-saxons…
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2. 2008 : l’année de l’hôpital ?...
C’est en tout cas le cas pour la médiatisation d’une vraie fausse grève témoignant du malaise de nos confrères hospitaliers. L’UMESPE s’est prononcée pour le soutien de ces praticiens. Mais nous nous interrogeons, dans le même temps, sur le manque de performance économique de l’hôpital public certainement lié à la technostructure et à la lourdeur des statuts et de l’organisation…
Si on ne peut que soutenir les demandes de rémunérations non perçues qui, dans tout autre secteur, mettraient l’employeur en très mauvaise posture, il faut aboutir à une transparence tarifaire.

Gérard Larcher, chargé d’une étude sur les missions de l’hôpital, pointe le manque de coordination entre la ville et l’hôpital, le manque de performance des réseaux et souhaite que le maillage territorial soit redéfini, avec restructuration des plateaux techniques… Il souhaite favoriser l’investissement et la performance des médecins en particulier en y développant la Formation Médicale Continue… Dans les semaines à venir, ses propositions marqueront certainement l’apparition d’une nouvelle réforme hospitalière.
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3. Ou l’année des cliniques ?
Gérard Larcher reconnaît aux cliniques une mission de service public, s’interroge sur la participation des établissements à la formation, notamment en chirurgie, et s’inquiète de l’arrivée des fonds d’investissements dans le secteur hospitalier privé. Cette inquiétude est légitime et le SYMHOP mène une réflexion de fond sur ce sujet… Gérard Larcher se préoccupe également des dépassements d’honoraires en secteur 2, dépassements d’honoraires qui, en l’absence d’une réponse structurée sous forme de secteur optionnel longuement demandé par l’UMESPE, risquent de trouver sa réponse dans un cadre législatif plus coercitif. Certains prévoient pour l’été prochain une loi d’accessibilité aux soins qui contiendrait des éléments beaucoup plus limitatifs, au-delà des incantations sur le tact et la mesure du Conseil de l’Ordre…  
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4. Convention : des évolutions importantes…
Trois avenants sont parus le 27 décembre 2007, dont celui concernant le maintien de la MPC, mais également une nouvelle tranche de revalorisation des actes gagnants pour la CCAM technique. Cette évolution n’a été possible que grâce au sacrifice forcé des radiologues qui ont vu, au contraire, certains actes diminuer (forfaits d’imagerie en coupe). Encore un exemple de la nécessaire solidarité entre les différentes spécialités, pour que tous ensemble nous puissions être gagnants au final… Notons avec satisfaction l’extension de la prise en charge de la permanence des soins pour les médecins généralistes : le samedi après midi et les ponts. L’année 2008 devra être celle de la reconnaissance de la permanence des soins des médecins spécialistes, au-delà du cadre actuel trop restrictif … Enfin, ces avenants ayant été signés par des syndicats opposés à la convention, tout le discours de dénonciation de la convention tombe de fait : ils sont juridiquement considérés comme signataires. Le miroir aux alouettes de la revalorisation des honoraires par la dénonciation de la convention, largement porté par la FMF, trouve là toutes ses limites ! Et voilà comment on donne raison en catimini à ceux qui avaient pris leurs responsabilités et qui avaient permis les avancées tarifaires précédentes. Même si tout n’a pas été parfait, 3 ans après chacun peut faire le bilan…
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5. Loi de Financement de la Sécurité Sociale : validée !
Le Conseil Constitutionnel a finalement validé les franchises mises en place depuis le 1er janvier 2008, considérant qu’elles respectaient le principe d’égalité. Certaines dispositions ont été annulées puisqu’elles ne rentraient pas dans le champ d’une loi de financement : l’ouverture des hôpitaux aux praticiens libéraux, des sanctions pour les laboratoires pharmaceutiques en cas d’étude insuffisante, etc…Depuis le 1er janvier s’applique, également en ville, la franchise de 18€ pour les actes (ou les séries d’actes) effectués par un même praticien d’un montant supérieur à 91€. Cette somme doit être perçue par le praticien lorsqu’il fait bénéficier du tiers payant, à son patient hors ALD…
                                    
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6. Le DMP relancé ?...
 Après le rapport assassin de l’IGAS, dénonçant la gabegie autour du DMP, une nouvelle mission devrait tenter de relancer ce dossier complexe et enlisé. Et l’on constate que le dossier pharmaceutique, lui, se développe vite et bien… Peut-être que les médecins devraient prendre à bras le corps ce problème du DMP et faire eux-mêmes leurs propositions et expérimentations…
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7. Cliniques : le cadeau de Noël ?
Le Conseil d’Etat, dans une décision du 21 décembre, a annulé l’arrêté d’application de la baisse de 3,1% des tarifs des cliniques sur le dernier trimestre 2006. Cette baisse avait été décidée en raison d’un dépassement d’activité en grande partie lié à l’utilisation de la T2A. Les sommes en jeu sont autour de 60 millions d’euros et le Ministère cherche une parade. Pourtant le plan hôpital 2012 risque à nouveau d’oublier complètement l’hospitalisation privée, et comme pour le plan précédent bénéficier exclusivement à l’hôpital public…
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8. Les nouvelles de la HAS
Le Collège de la HAS voit l’arrivée d’un hospitalo-universitaire qui en remplace un autre : Jean-Michel Dubernard prend le siège de Bernard Guiraud-Chaumeil.
La HAS a modifié sa décision relative à l’EPP, supprimant la référence aux Conseils Régionaux de FMC. La HAS s’interroge aussi sur les nouvelles formes de coopération entre professionnels de santé, autour des délégations de tâches…                                                                          retour au sommaire
                                                                                                                              
Dr J. P. ORTIZ
Secrétaire Général



            

L’association La Prévention Médicale va décerner un prix en 2008 sous le Haut patronage de la HAS. Cette année, ces prix seront remis au MEDEC :

Professionnels de santé :
Participez au deuxième Grand Prix
de la Prévention Médicale
sous le Patronage de la Haute Autorité de Santé 

Nous ne le répéterons jamais assez : en médecine, le risque zéro n’existe pas, mais le RISQUE EVITABLE existe…

Beaucoup de professionnels de santé en ont déjà fait l’expérience et ont ainsi permis à des malades d’échapper à des accidents parfois graves.

En 2008, l’association « La PREVENTION MEDICALE » dont la CSMF est membre fondateur récompensera à nouveau les initiatives personnelles et les plus originales ayant pour objectif de prévenir la survenue d’accidents liés à des activités de diagnostic et de soins.

Elle décernera trois prix, respectivement de 5 000, 3 000, et 2 000 €.

 

Ces prix sont ouverts à tous les professionnels de santé qu’ils soient salariés ou libéraux.

Les travaux présentés doivent être non publiés et originaux.

La priorité sera donnée aux travaux relevant d’une expérience personnelle et innovante.

 

Les inscriptions

Elles sont faites en ligne sur le site de La Prévention Médicale :

www.prevention-medicale.org

à la page http://www.prevention-medicale.org/actions/inscription_prix.pdf

 

Les candidats doivent remplir : un bulletin d’inscription comprenant une fiche de présentation du travail (limitée à 1 500 caractères espaces compris)

Les inscriptions seront closes dès les 50 premières inscriptions reçues, et, au plus tard, le 31 janvier 2008

 

Le jury sera présidé par le Professeur René AMALBERTI, médecin en chef, chef du Département Sciences Cognitives, Institut de Médecine Aérospatiale du Service de Santé des Armées (IMASSA) Brétigny sur Orge

Le nombre et le choix des autres membres du jury seront déterminés d’un commun accord entre le Président du jury et les représentants de l’association La PREVENTION MEDICALE.

Le jury se réserve la possibilité de demander des informations supplémentaires aux auteurs

Les auteurs ayant concouru pour l’obtention d’un des prix décernés par l’Association la PREVENTION MEDICALE autorisent cette Association à publier leurs travaux, sous quelle que forme que ce soit, sous réserve de mentionner le nom des auteurs.

 

Pour toute demande de renseignement complémentaire les professionnels de santé peuvent interroger l’association : contact@prevention-medicale.org